Pour célébrer ses 70 ans d’existence, l’Institut international de conservation sort un numéro très spécial de sa revue News in Conservation, dédié aux souvenirs et témoignages des nombreux défenseurs du patrimoine qui se sont succédés au sein de l’association.

Retrouvez ce numéro (en anglais), dont un bel article sur l’histoire de la Sfiic,
en pdf :https://www.iiconservation.org/system/files/publications/journal/2020/b2020_6.pdf
en version interactive : https://issuu.com/nic_iiconservation/docs/nic-dec-jan-2021_issue81_issuu

 


Auteurs : Patrick GEORGE, Emmanuel MAURIN, Marie-Christine TROUY-JACQUEMET, Dominique BOUCHARDON

Le bois est un matériau avec lequel nous vivons quotidiennement ; depuis toujours il est employé pour le mobilier qui forme notre cadre de vie. Mais savons-nous le voir, le reconnaître, l’identifier ? Ce livre, unique en son genre, nous l’apprend. La reconnaissance des bois est une étape indispensable à l’authentification des meubles. Des prélèvements pour une identification au microscope n’étant pas toujours possibles, il s’avère très utile de disposer de critères objectifs de reconnaissance macroscopique des bois des meubles du patrimoine. Cette connaissance n’était jusqu’à maintenant pas écrite ou très partiellement.

Dans cet ouvrage sont explicités les caractéristiques macroscopiques de chaque bois mais aussi un historique de son utilisation ou de son commerce. 75 essences différentes sont ainsi décrites, puis examinées « en situation » à travers plus de 60 meubles emblématiques conservés dans de grandes collections publiques (Louvre, musée des Arts décoratifs, musée des Arts décoratifs et du Design de Bordeaux, musée Dauphinois, musée de l’École de Nancy…). Ce travail a pu voir le jour grâce au travail conjoint de deux institutions, le LRMH (Laboratoire de recherche des monuments historiques) et le Lermab (Laboratoire d’étude et de recherche sur le matériau bois / université de Lorraine), et d’un expert de renom, Patrick George. Les auteurs abordent également la grave question du commerce international des espèces menacées, régi par la CITES, convention établie en 1973 et signée à ce jour par 183 pays.

La diversité de l’iconographie rassemblée par les auteurs, qui mêle vues de détails et vues d’ensemble des meubles étudiés, mais aussi des documents anciens et des graphiques spécialement dessinés, dispense un éclairage totalement inédit sur ce matériau fascinant : le bois.

Auteurs

Issu d’une grande famille de marchands de bois de placages, Patrick George est un expert internationalement reconnu pour sa capacité exceptionnelle à identifier les bois à l’échelle macroscopique, de par une expérience acquise dès l’enfance, et de par ses connaissances techniques et historiques sur l’utilisation et le commerce des bois, en particulier les bois dits « précieux ».

Docteur en sciences du bois, Emmanuel Maurin est ingénieur responsable du pôle « Bois » au LRMH (Laboratoire de recherche des monuments historiques), où il a une mission d’expertise et de conseil dans le domaine des monuments historiques comme dans celui des musées de France. Il est le secrétaire de la section française de l’Institut international de conservation (SFIIC) et coordinateur du groupe bois.

Marie-Christine Trouy-Jacquemet, est maître de conférences à l’université de Lorraine, chercheur au Lermab (Laboratoire d’étude et de recherche sur le matériau bois) et enseignante à l’ENSTIB (École nationale supérieure des technologies et industries du bois). Elle a développé plusieurs outils pédagogiques de référence dans le domaine de l’anatomie et de la reconnaissance des bois, en particulier un ouvrage (Anatomie du bois – formation, fonctions et identification, 2015, Éditions Quae) et un Mooc accessible sur la plateforme FUN-MOOC (France Université Numérique) suivi par des milliers d’apprenants à travers le monde depuis 2016.

Dominique Bouchardon est le photographe officiel du Laboratoire de recherche des monuments historiques.

L’ouvrage peut être commandé, au prix de lancement de 59€ jusqu’au 31 janvier, sur le site des éditions du patrimoine.


Dictionnaire historique des restaurateurs, Tableaux et œuvres sur papier, Paris 1750-1950. Paris, Mare et Martin et Editions du Musée du Louvre, 1070 p.

Sous la direction de : Nathalie VolleBéatrice LauwickIsabelle Cabillic

 » Le restaurateur, une figure oubliée de l’histoire de l’art « , aurait pu constituer le sous-titre de ce dictionnaire consacré à une profession fascinante, souvent admirée et parfois décriée, mais toujours restée dans l’ombre des artistes, des marchands de couleurs, des experts, des collectionneurs ou des historiens. Ce Dictionnaire historique des restaurateurs de peintures et d’œuvres sur papier est une nouvelle façon d’appréhender l’histoire de l’art, en plaçant le restaurateur au centre du propos car c’est lui qui assure, avec les moyens techniques et les critères esthétiques de son temps, la survie des œuvres d’art peintes, dessinées ou imprimées, pour le plus grand bonheur du public qui peut les contempler aujourd’hui. Les restaurateurs sont en effet plus d’un millier à avoir exercé à Paris, entre 1750 et 1950, ces dates correspondant, pour la première, à l’émergence de cette discipline et, pour la seconde, à la transformation de la profession. L’ouvrage se présente en deux parties : l’une historique, décrivant la place du restaurateur vis-à-vis des collections nationales, l’autre répertoriant les praticiens qui se réclament de cette profession. Chaque fiche biographique décline ses liens familiaux, ses principales interventions, ses méthodes de travail, ses collaborations et ses écrits éventuels. Elle précise également les sources d’archives, la bibliographie et présente une iconographie sélective : portraits, signatures, en-têtes, cachets, œuvres…

Biographie des auteurs

Nathalie Volle, conservateur général honoraire du patrimoine, a dirigé le Service de restauration des peintures des musées nationaux. Au Centre de recherche et restauration des musées de France (C2RMF), elle a assuré la direction de grands chantiers et a enseigné l’histoire de la restauration à l’Ecole du Louvre. Pensionnaire à l’Institut national d’histoire de l’art (INHA), elle a été chargée d’achever et de mettre en ligne le répertoire des quelque 14 000 tableaux italiens des collections publiques françaises.

Béatrice Lauwick, conservateur en chef du patrimoine, chargée de mission au département des Peintures du Louvre, a travaillé au Centre de recherche et de restauration des musées de France, en particulier sur l’histoire matérielle des oeuvres d’art. Elle a publié et enseigné à l’Ecole du Louvre sur l’histoire de la restauration dans le domaine du mobilier, puis des peintures murales et de chevalet.

Isabelle Cabillic, conservateur du patrimoine au Service des musées de France, a été responsable de l’atelier de restauration des peintures à Versailles, au Centre de recherche et de restauration des musées de France. Spécialisée dans l’histoire de la restauration des peintures au XXe siècle. et auteur de plusieurs publications sur ce sujet, elle a encadré de nombreux travaux d’étudiants à l’Ecole du Louvre.

L’ouvrage vient de paraître. Il peut être commandé au prix de 80€ sur le site de l’éditeur Mare et Martin.
Les auteurs feront une conférence dans le cadre des midis du Louvre, le 5 novembre prochain, pour présenter cet ouvrage, de sa genèse à sa réalisation.



ICOMOS France, en partenariat avec la SFIIC et le LRMH, organise le colloque :

Intervenir sur le bâti en bois du patrimoine :
méthodes d’hier à aujourd’hui

Compte-tenu de la situation sanitaire, ce colloque se tiendra en visio-conférence zoom,

les 4, 5 et 6 novembre 2020

Cette solution, qui est une première pour ICOMOS France, permet le maintien du colloque et de son riche programme, et vous permet d’y participer où que vous soyez géographiquement basé.

Ce colloque sera intégralement francophone et le tarif d’inscription comprend la pré-commande de la publication des actes, qui vous seront envoyés quelques semaines après l’événement.

Programme :

Retrouvez le programme complet de ces trois journées en cliquant sur le bouton :

Tarifs et inscription

Le tarif de participation à l’événement est fixé à 70 euros (60 € pour les membres ICOMOS et SFIIC). Il comprend le pré-achat de la publication ainsi que les liens de connexion pour assister en direct aux différentes présentations plénières et ateliers ainsi qu’aux débats qui s’en suivront.

L’inscription est obligatoire et se fait en remplissant le formulaire suivant :

A réception de votre inscription, vous recevrez par email les modalités de paiement. Lorsque votre paiement sera effectué, vous recevrez un email de confirmation, contenant les identifiants de connexion aux conférences auxquelles vous vous serez inscrit.e.s.

Pour toute question concernant la procédure d’inscription, n’hésitez pas à écrire à contact@icomosfrance.fr, ou par téléphone au 01 47 55 19 07.


Rencontre professionnelle
« Patrimoine en béton – Enjeux et innovations »

Le mercredi 21 octobre 2020
de 14h à 18h15

En direct de l’hémicycle du Conseil économique social et environnemental (CESE) – Palais d’Iéna
9 Place d’Iéna – 75016 Paris

L’évolution de l’épidémie de la COVID 19 impose une réorganisation de la rencontre prévue au Palais d’Iéna, qui ne pourra plus être assurée en présentiel.
Cependant, le comité d’organisation souhaite maintenir ce moment d’échange et d’information et vous propose une version interactive en Facebook-live avec l’ensemble des intervenants en direct de l’hémicycle du CESE.  

Pour rejoindre l’évènement, il vous suffira de cliquer sur le lien suivant : https://fr-fr.facebook.com/LRMHofficiel/ 

Vous pourrez poster vos commentaires et vos questions, via le chat durant toute la durée de la conférence et vos interventions viendront animer la table ronde finale à partir de 17h30.

Une vidéo de la conférence sera ensuite disponible sur internet.

Merci de ne pas vous déplacer sur le lieu de la rencontre, nous ne pourrons malheureusement pas vous autoriser l’accès au site.

Pour plus d’informations, vous pouvez contacter le Pôle béton / Laboratoire de Recherche des Monuments Historiques – LRMH par courriel : mirah.rakarabo@culture.gouv.fr


Programme du mercredi 21 octobre 2020

14h – 14h30 : Introductions institutionnelles

  • Accueil et présentation du CESE : Mme Marie-Claire Martel (Membre du bureau du CESE)
  • Présentation du LRMH : Mme Aline Magnien (Directrice du LRMH)
  • Présentation de Bouygues Construction et collaboration avec le LRMH : Mme Marie-Luce Godinot (Directrice générale adjointe, en charge des Systèmes d’Information, de la Transformation Numérique, de l’Innovation et du Développement Durable)
  • Remise du 1er prix de l’American Concrete Institute Excellence in Concrete Construction Awards dans la catégorie repair and restoration, pour la restauration des façades du palais d’Iéna : M. Nicolas Weber (Directeur Général de PierreNoel) et M. François Toutlemonde (Président du chapitre ACI de Paris)

14h30 – 15h00 : Auguste Perret et l’architecture en béton : Mme Ana Bela de Araujo (Maître de conférence, ENSA Marseille)

15h00 – 16h00 : Monuments historiques en béton

  • Enjeux de la conservation des monuments historiques en béton : M. Benjamin Mouton (Architecte en chef des Monuments Historiques et Vice-président d’ICOMOS)
  • Inventaire, pathologies et diagnostic : Mme Elisabeth Marie-Victoire (Responsable du pôle béton du LRMH)

16h00 – 17h00 : « Lames orphelines » – une technologie innovante

  • Présentation du brevet : M. Christian Crémona (Directeur technique et R&D – Bouygues Construction & Bouygues Travaux Publics)
  • Principaux résultats du projet de recherche du CPP « Lames orphelines » : Mme Myriam Bouichou (Ingénieure de recherche du pôle béton du LRMH), M. Mahdi Khadra (Ingénieur du CPP)

17h00 – 17h30 : La restauration du Palais d’Iéna : M. Arnaud de Saint-Jouan (Architecte en Chef des Monuments historiques), M. Nicolas Horiot (Architecte) et M. Didier Durand (Conseiller du Président Directeur Général de PierreNoel)

17h30 – 18h00 : Questions-réponses : modérateur M. Thierry Zimmer (Directeur adjoint du LRMH)

18h00 – 18h15 : Conclusions : M. Jean-Michel Loyer-Hascoët (Adjoint au directeur général des patrimoines, chargé du patrimoine)



Dans le contexte actuel, l’IIC a fait le choix de tenir son prochain colloque, du 2 au 6 novembre, en ligne !

Vous pourrez donc y assister depuis chez vous. De plus, l’inscription est rendue gratuite pour les adhérents de l’IIC.
Toutes les communications et posters seront publiés en avance et des visites virtuelles seront retransmises depuis plusieurs sites historiques écossais.

Toutes les informations sont disponibles (en anglais) sur le site de l’IIC : https://www.iiconservation.org/congress/Edinburgh



Présentation du colloque

Dès le lendemain du sinistre qui a durement frappé la cathédrale, de nombreux chercheurs se sont manifestés pour mettre leurs connaissances et leurs compétences au service de l’édifice et du chantier de restauration qui s’annonçait. Trois jours à peine après la catastrophe une majorité d’entre eux a décidé de se constituer en « Association des scientifiques au service de Notre-Dame de Paris », laquelle a très rapidement rassemblé plus de 250 chercheurs, historiens de l’art, historiens, archéologues, anthropologues, informaticiens, sociologues, paléoanthropologues, physiciens, chimistes, etc.

C’est dans ce contexte, pour accompagner cet élan et organiser la vaste activité de recherche qui s’annonçait que le CNRS, bientôt rejoint par le ministère de la Culture auquel le lie depuis 1992 un accord cadre, ont souhaité prendre l’initiative de coordonner les travaux scientifiques qui pourront être menés durant le chantier de restauration, et au-delà, en missionnant à cet effet une équipe de coordination.

Il s’agit tout à la fois d’une recherche « pour » Notre-Dame, susceptible d’apporter des informations précieuses, rapidement mobilisables par les différents acteurs en charge de restaurer la cathédrale, mais aussi d’une recherche « sur » Notre-Dame, saisissant l’opportunité de cet événement hautement traumatique pour en faire positivement une occasion d’approfondir et de renouveler les connaissances sur l’édifice, son histoire et son environnement, et, plus largement, sur les cathédrales et sur le patrimoine.

Des groupes de travail thématiques ont été mis en place, associant chercheurs du CNRS, du ministère de la Culture, de l’université mais aussi des chercheurs étrangers, constituant autant d’« ateliers » travaillant dans un esprit d’ouverture et d’interdisciplinarité. Ils sont aujourd’hui au nombre de huit (Bois, Pierre, Métal, Structure, Vitrail, Acoustique, Ethnologie du patrimoine, Numérique).

En contact permanent avec la maîtrise d’œuvre et la maîtrise d’ouvrage de manière à se coordonner au mieux avec les impératifs du chantier de restauration, ils déterminent et structurent les très nombreuses thématiques qui, à court, moyen et long terme, pourront faire l’objet de programmes de recherche, tant au niveau national qu’aux niveaux européen et international. Ce sont à la fois les objectifs de ces recherches et les premiers résultats qui seront évoqués au cours de ces journées scientifiques.

Informations pratiques

La journée d’étude se déroulera à l’Inp – Auditorium de la galerie Colbert – 2 rue Vivienne – 75002 Paris, les 19 et 20 octobre 2020.

Inscription avant le 30 septembre : https://miti.cnrs.fr/colloque/action-transverse-miti-chantier-scientifique-notre-dame/