Les bétons du patrimoine face à la corrosion des armatures – Colloque international le 11 janvier 2027

Colloque international - Les bétons du patrimoine face à la corrosion des armatures

Les bétons du patrimoine face à la corrosion des armatures – Colloque international le 11 janvier 2027

Le Laboratoire de recherche des monuments historiques (LRMH) et ICOMOS France organisent, en partenariat avec le Laboratoire de recherche de l’École nationale supérieure d’architecture de Versailles et le laboratoire EMGCU de l’Université Gustave Eiffel, et avec le soutien matériel et financier de la Fondation des sciences du patrimoine et de l’Institut national du patrimoine, un colloque international sur les bétons du patrimoine face à la corrosion des armatures, qui se tiendra le 11 janvier 2027 à Paris.

Ce colloque part d’un constat partagé : la nécessité de favoriser les retours d’expérience, l’étude des pratiques et la formation afin de parvenir à des réparations durables et de préserver ce patrimoine particulier, notamment dans un contexte de changement climatique.

Le béton armé a permis la réalisation d’un grand nombre d’ouvrages emblématiques des XIXe au XXIe siècles, dont près d’un millier sont aujourd’hui protégés au titre des monuments historiques en France. Ce patrimoine, constitué d’un matériau composite, toujours en constante évolution, comporte de nombreux défis pour sa sauvegarde et sa transmission aux générations futures. Ce colloque s’inscrit au cœur des problématiques touchant à sa préservation, à l’intersection entre les sciences humaines et sociales, les enjeux déontologiques de conservation-restauration et les techniques du génie civil. Parmi les pathologies affectant le béton armé patrimonial, la corrosion des armatures est la plus fréquente et la plus délétère.

La technique de réparation la plus courante est le « patch », réparation ponctuelle consistant à remplacer le béton altéré par un nouveau mortier ou béton. Utilisée depuis les premières interventions de restauration sur ce type de patrimoine, cette méthode est souvent perçue comme peu durable et en fait un réel enjeu économique, déontologique et culturel. Face à ce défi, le Laboratoire de Recherche des Monuments Historiques (LRMH), la Historic Buildings and Monuments Commission for England et le Getty Conservation Institute ont uni leurs compétences pour mener le projet de recherche PEPS (Performance Évaluation of Patch Repairs on Historic Concrete Structures), dans le but d’optimiser les pratiques de restauration par « patch » des bétons historiques, en identifiant les raisons du succès ou de l’échec sur la base d’un retour sur expérience. Une étude des pratiques et des approches de restauration a été menée, un protocole analytique commun a été établi et appliqué à un panel de 21 édifices situés en Angleterre, aux États-Unis et en France.

Dans certaines conditions environnementales très agressives, la réparation par « patch » doit être complétée par des traitements additionnels tels que la protection cathodique par courants imposés (PCCI). Bien que courante dans le génie civil, l’application de la PCCI au patrimoine est récente et a dû s’adapter à ses exigences telles que la miniaturisation et l’intégration esthétique.

À travers les interventions autour de ces deux techniques, un état des lieux sera fait sur la restauration des bétons historiques affectés par une corrosion des armatures, discipline à part entière de la conservation du patrimoine bâti. Une réflexion sur les enjeux et les défis futurs qui se présentent à nous clôturera la première journée. Le colloque s’achèvera avec la visite de deux édifices emblématiques du patrimoine en béton ayant fait l’objet de restaurations et de présentations lors du colloque. Vous trouverez plus d’informations dans le programme prévisionnel ci-dessous.

Cet évènement au format hybride (à la fois sur place et en ligne) s’adresse à un public varié de chercheurs et de professionnels du génie civil, d’entreprises, de gestionnaires d’ouvrages, ainsi qu’aux acteurs de la conservation et de la restauration confrontés aux défis complexes de la préservation des édifices patrimoniaux en béton armé. Il est organisé en français et en anglais, avec un dispositif d’interprétation anglais-français. Plusieurs intervenants anglophones sont attendus, ainsi qu’un public international. 

Le programme définitif et détaillé, les modalités d’inscription et de connexion à la visioconférence seront communiqués prochainement.