L’enquête menée récemment dans le cadre du projet « Recherche et Restauration » auprès du DIM Matériaux anciens et patrimoniaux, au sein de l’ENS Paris-Saclay et en partenariat avec l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, a eu pour but d’identifier des pistes de réflexion à partir des discours des acteurs de la profession.

A côté des différentes études menées ces dernières années sur le statut professionnel des restaurateurs, cette journée se donne un autre objectif, alimenté à la fois par une réflexion sur les spécificités de l’interdisciplinarité mise en œuvre dans les études portant sur matériaux anciens, et par une réflexion construite à partir de projets collectifs.

Cette journée aura pour but d’identifier des outils, des instruments, des processus, simples, robustes et innovants favorisant une meilleure articulation entre recherche et restauration dans le cadre d’une réflexion inter- et pluridisciplinaires.

La première partie de cette journée sera organisée autour de deux thématiques : Enquêter et Partager dans l’interdisciplinarité. Les conférences présentées au cours de cette matinée mettront l’accent sur l’actualité de cette thématique « Recherche et Restauration », tant sur le plan national qu’européen.

La seconde partie de cette journée sera rythmée par deux tables rondes. Ces tables rondes ont pour objectif, d’une part, de faire témoigner différents acteurs qui ont mené des projets à l’issue desquels des outils concrets ont été mis en place. D’autre part, elles offriront l’opportunité d’ouvrir un terrain de discussion sur les modes de soutien de la Région Ile-de-France.

Déroulement

Etant donné la crise sanitaire et l’absence de visibilité sur les règles qui seront appliquées au mois de septembre, la journée se déroulera en distanciel.

Retrouvez toutes les informations ainsi que le programme (à venir) sur le site du DIM MAP : https://dimrestauration.sciencesconf.org/



Chères et chers collègues,

Il reste encore des places pour la prochaine école thématique Pluribois “Les bois et leurs usages : approches pluridisciplinaires des dégradations et des empreintes”.

L’école est organisée à Aspet, dans le superbe site du Bois perché, aux pieds des Pyrénées.

https://www.boisperche.com

 

Une série d’interventions est programmée autour des 4 grands thèmes structurants de l’école :

  • Dégradations des ressources forestières liées aux changements globaux avec Xavier Morin, CEFE ;
  • Dégradations du bois en milieu naturel et enjeux de conservation avec Laurent Larrieu, CNPF, INRAE, Dynafor ; Nadine Amusant, EcoFoG, et Nicolas Gouix, CEN Midi-Pyrénées, GEODE ;
  • Dégradations et durabilité du bois dans les ouvrages d’hier, d’aujourd’hui et de demain avec Marie-France Thévenon, BIOWooEB ; Emmanuel Maurin LRMH ; Magali Toriti, CReAAH, et Stéphane Lamouille, PLH, IRAA ;
  • Bois dégradé : ressource sous-exploitée, à valoriser ? Avec Christophe Belloncle, LIMBHA ESB et Frédéric Épaud, CITERES LAT.
  • Frank Krumm, du Swiss Federal Institute for forest, Snow and Landscape Research WSL – Forest Dynamics Research Unit, sera notre conférencier invité sur la thématique de la prise en compte du bois dégradé dans la gestion forestière.

Nous vous concoctons également des sorties terrain et des animations « team building » autour de la dégradation comme objet interdisciplinaire.

Les pré-inscriptions sont prolongées jusqu’au 30 mars 2021 : nous vous attendons nombreux.euse.s.

https://www6.inrae.fr/gdr-sciences-du-bois/Manifestations/Les-manifestations-du-GDR-bois/2021/PLURIBOIS-2021

 

Excellente journée,

Vanessa PY-SARAGAGLIA

– – –

Chargée de recherche CNRS

Directrice GEODE UMR 5602


Appel à contribution – Journées d’études – INHA, 7-8 octobre 2021

Echéance : 12 mars 2021

L’INHA organise avec les Archives nationales et le Mobilier national deux journées d’études spécifiquement consacrées à l’atelier de teinture des Gobelins.

S’étant établi non loin de la Bièvre dont les eaux étaient réputées pour leurs qualités tinctoriales, Jehan Gobelin, teinturier originaire de Reims, crée un atelier au milieu du XVe siècle. Ses descendants, experts dans l’art de la teinture des laines en écarlate de Venise, acquièrent bientôt de vastes terrains donnant sur la Bièvre et y bâtissent de vastes ateliers. Henri IV les loue et y fait installer des ateliers de tapisserie.

En 1662, Colbert rachète la propriété pour la Couronne, regroupe et place les différents ateliers sous la direction de Charles Le Brun. Pour réorganiser l’atelier de teinture, Le Brun fait appel à un maître teinturier hollandais, Josse Kerchove. Depuis cette époque, l’atelier de teinture des Gobelins, qui est le plus ancien atelier de teinture européen ayant une activité ininterrompue depuis sa fondation, est resté à la même place au sein de l’enclos des Gobelins, au nord de la chapelle.

C’est cette riche histoire diachronique et pluridisciplinaire que proposent d’explorer ces journées d’études, les premières consacrées à l’atelier de teinture des Gobelins dans le long temps de son histoire. S’appuyant sur des sources inédites ou éclairées d’une problématique nouvelle, ces journées d’études ont vocation à renouveler l’état des connaissances sur l’atelier des teintures.

A partir de recherches inédites et de sources collationnées depuis 2015 par les équipes du Mobilier national et mises à la disposition des chercheurs, différentes thématiques pourront être abordées durant ces journées :

– le rôle de l’atelier de teinture dans l’évolution des textes réglementaires organisant le métier de teinturier, de la réorganisation de Colbert au début du XXe siècle ;

– l’apport des directeurs successifs à l’atelier de teinture ; de manière générale, toute recherche prosopographique sur les personnels de l’atelier des teintures est bienvenue ;

– les contributions de la chimie industrielle à l’ensemble des procédés de préparation et de teinture des étoffes ;

– l’école de teinture fondée au début du XIXe siècle par les Gobelins puis les cours de Chevreul, replacés au sein de l’enseignement de la teinture à Paris dans le long XIXe siècle (enseignements comparables de Payen et de Persoz dispensés au CNAM, ou encore dès les années 1830 à Lyon, Mulhouse et Rouen) ;

– le statut de laboratoire d’expertise nationale joué par l’atelier de teinture au XIXe siècle, d’abord sous le Premier Empire relativement à la production des soyeux lyonnais puis dans le contexte du développement des industries tinctoriales dans les colonies (Garance et cochenille en Algérie ; Indigo au Sénégal) et plus largement dans le monde occidental.

Pour chacune de ces thématiques, des communications sur d’autres ateliers de teinture ou d’autres expériences internationales de transmission des savoir-faire et des pratiques tinctoriales seront les bienvenues, dans une perspective comparatiste. De même, la participation de chercheurs et chercheuses développant leurs travaux en histoire des sciences, en histoire, en littérature, en design textile et couleur, ou en sciences de la conservation est particulièrement souhaitée.

Le colloque se déroulera à la fois en ligne et en présentiel, nécessitant une attention toute particulière au format des interventions. Nous demanderons aux participantes et participants de concentrer leur propos de manière très précise durant 15 minutes afin de valoriser les temps de discussion. Les communications pourront être données en français ou en anglais.

Comité scientifique et d’organisation :

Muriel Barbier (Mobilier national)
Anne-Laure Carré (Conservatoire national des arts et métiers)
Hélène Cavalié (Mobilier national)
Claude Coupry (CNRS)
Joëlle Garcia (Muséum national d’histoire naturelle)
Clémence Lescuyer (Archives nationales)
Alexia Raimondo (Archives nationales)
Charlotte Ribeyrol (université Paris-Sorbonne)
Marie-Anne Sarda (INHA)

Les propositions de communication (2000 signes), accompagnées d’une courte bio-bibliographie, sont à adresser avant le 12 mars 2021 à : marie-anne.sarda@inha.fr et alexia.raimondo@culture.gouv.fr

Plus d’informations sur le site de l’INHA : https://www.inha.fr/fr/recherche/appels/appels-a-contributions/appels-en-cours/gobelins-2021.html


PRÉSENTATION DES JOURNÉES DU GDR SCIENCES DU BOIS

Les sciences du bois sont pratiquées actuellement par une communauté très diverse par ses disciplines, thématiques et contexte institutionnel. Les objectifs du GDR 3544 Sciences du Bois sont de rassembler cette communauté autour de thèmes scientifiques transversaux, de proposer des actions de coordination en matière de pédagogie, de mettre en place des partages de ressources et d’établir des relations avec la communauté scientifique nationale, voire internationale francophone, et les professionnels.

L’objectif des journées scientifiques du GDR est de partager une culture commune. Cette manifestation s’est tenue les années précédentes à Montpellier (2012), Champs-sur-Marne (2013), Nancy (2014), Clermont-Ferrand (2015), Bordeaux (2016), Nantes (2017), Cluny (2018) et Épinal (2019).

En 2020, cette manifestation sera organisée par des acteurs du site scientifique grenoblois. La participation à ces journées est de l’ordre de 200 personnes avec une vingtaine de participants étrangers.
Ces journées consisteront comme les années précédentes en des exposés invités, suivis de présentations éclair appuyées par des posters. Des créneaux pour des réunions de groupe de travail à l’initiative des participants seront aménagés, ainsi que  la possibilité de découverte des activités dans le domaine du bois des laboratoires du campus hôte, ainsi que d’entreprises et lieux culturels locaux.

THÉMATIQUE GRENOBLE 2020 : MULTIFONCTIONNALITÉ DES FORÊTS ET DIVERSITÉ DES USAGES DU BOIS

Les usages du bois sont divers dans la construction et l’ameublement, la papeterie et les emballages, l’industrie et les nouveaux matériaux. L’utilisation du bois est en pleine croissance, dans sa forme traditionnelle de bois massif, mais aussi par le développement actuel de l’usage de bois fortement transformé (collé, abouté, reconstitué, déchiqueté…). Ce renouveau des usages du bois nécessite une connaissance toujours plus approfondie de ses caractéristiques chimiques, physiques, biologiques et mécaniques, mais celles-ci sont intimement liées à son mode de croissance en forêt.

Le caractère renouvelable de la ressource en bois est un atout, mais à l’aune des enjeux socio-environnementaux, la gestion soutenable de la forêt est une clef pour sa disponibilité à long terme. La forêt en plus d’être le lieu de production de bois pour l’industrie et l’artisanat constitue également un espace d’activités agricoles, de pratiques de loisir, de biodiversité, ainsi qu’un lieu de stockage du carbone et de protection contre les risques gravitaires.

La multifonctionnalité de la forêt s’accompagne d’une diversité des essences forestières et d’une gestion différenciée des coupes, qui paraissent être d’ailleurs des atouts au regard des changements climatiques actuels. Dans ce sens, interroger le bois comme matière et matériau depuis la ressource forestière jusqu’à son utilisation dans le bâtiment ou la papeterie se révèle fondamentale. Il s’agit ainsi de questionner la filière de transformation du bois de l’amont à l’aval, les systèmes de production et d’acteurs associés, les techniques employées et les connaissances mobilisées afin de prendre en compte la multifonctionnalité des forêts et la diversité des usages du bois.

CRISE SANITAIRE ET ORGANISATION DU COLLOQUE

Les journées seront maintenues par une organisation adaptée à la fois par un accueil en présentiel et une possibilité de visioconférence en distanciel, cependant l’inscription reste obligatoire pour la gestion de l’organisation.

INSCRIPTION ET TARIFS

A titre exceptionnel, dans le contexte de la crise sanitaire, l’inscription est gratuite et prise en charge par le GDR Sciences du bois, cependant l’inscription en présentiel ou en distanciel reste obligatoire pour la gestion de l’organisation.

Retrouvez toutes les informations sur le site dédié à ces rencontres.


Auteurs : Patrick GEORGE, Emmanuel MAURIN, Marie-Christine TROUY-JACQUEMET, Dominique BOUCHARDON

Le bois est un matériau avec lequel nous vivons quotidiennement ; depuis toujours il est employé pour le mobilier qui forme notre cadre de vie. Mais savons-nous le voir, le reconnaître, l’identifier ? Ce livre, unique en son genre, nous l’apprend. La reconnaissance des bois est une étape indispensable à l’authentification des meubles. Des prélèvements pour une identification au microscope n’étant pas toujours possibles, il s’avère très utile de disposer de critères objectifs de reconnaissance macroscopique des bois des meubles du patrimoine. Cette connaissance n’était jusqu’à maintenant pas écrite ou très partiellement.

Dans cet ouvrage sont explicités les caractéristiques macroscopiques de chaque bois mais aussi un historique de son utilisation ou de son commerce. 75 essences différentes sont ainsi décrites, puis examinées « en situation » à travers plus de 60 meubles emblématiques conservés dans de grandes collections publiques (Louvre, musée des Arts décoratifs, musée des Arts décoratifs et du Design de Bordeaux, musée Dauphinois, musée de l’École de Nancy…). Ce travail a pu voir le jour grâce au travail conjoint de deux institutions, le LRMH (Laboratoire de recherche des monuments historiques) et le Lermab (Laboratoire d’étude et de recherche sur le matériau bois / université de Lorraine), et d’un expert de renom, Patrick George. Les auteurs abordent également la grave question du commerce international des espèces menacées, régi par la CITES, convention établie en 1973 et signée à ce jour par 183 pays.

La diversité de l’iconographie rassemblée par les auteurs, qui mêle vues de détails et vues d’ensemble des meubles étudiés, mais aussi des documents anciens et des graphiques spécialement dessinés, dispense un éclairage totalement inédit sur ce matériau fascinant : le bois.

Auteurs

Issu d’une grande famille de marchands de bois de placages, Patrick George est un expert internationalement reconnu pour sa capacité exceptionnelle à identifier les bois à l’échelle macroscopique, de par une expérience acquise dès l’enfance, et de par ses connaissances techniques et historiques sur l’utilisation et le commerce des bois, en particulier les bois dits « précieux ».

Docteur en sciences du bois, Emmanuel Maurin est ingénieur responsable du pôle « Bois » au LRMH (Laboratoire de recherche des monuments historiques), où il a une mission d’expertise et de conseil dans le domaine des monuments historiques comme dans celui des musées de France. Il est le secrétaire de la section française de l’Institut international de conservation (SFIIC) et coordinateur du groupe bois.

Marie-Christine Trouy-Jacquemet, est maître de conférences à l’université de Lorraine, chercheur au Lermab (Laboratoire d’étude et de recherche sur le matériau bois) et enseignante à l’ENSTIB (École nationale supérieure des technologies et industries du bois). Elle a développé plusieurs outils pédagogiques de référence dans le domaine de l’anatomie et de la reconnaissance des bois, en particulier un ouvrage (Anatomie du bois – formation, fonctions et identification, 2015, Éditions Quae) et un Mooc accessible sur la plateforme FUN-MOOC (France Université Numérique) suivi par des milliers d’apprenants à travers le monde depuis 2016.

Dominique Bouchardon est le photographe officiel du Laboratoire de recherche des monuments historiques.

L’ouvrage peut être commandé, au prix de lancement de 59€ jusqu’au 31 janvier, sur le site des éditions du patrimoine.


Dictionnaire historique des restaurateurs, Tableaux et œuvres sur papier, Paris 1750-1950. Paris, Mare et Martin et Editions du Musée du Louvre, 1070 p.

Sous la direction de : Nathalie VolleBéatrice LauwickIsabelle Cabillic

 » Le restaurateur, une figure oubliée de l’histoire de l’art « , aurait pu constituer le sous-titre de ce dictionnaire consacré à une profession fascinante, souvent admirée et parfois décriée, mais toujours restée dans l’ombre des artistes, des marchands de couleurs, des experts, des collectionneurs ou des historiens. Ce Dictionnaire historique des restaurateurs de peintures et d’œuvres sur papier est une nouvelle façon d’appréhender l’histoire de l’art, en plaçant le restaurateur au centre du propos car c’est lui qui assure, avec les moyens techniques et les critères esthétiques de son temps, la survie des œuvres d’art peintes, dessinées ou imprimées, pour le plus grand bonheur du public qui peut les contempler aujourd’hui. Les restaurateurs sont en effet plus d’un millier à avoir exercé à Paris, entre 1750 et 1950, ces dates correspondant, pour la première, à l’émergence de cette discipline et, pour la seconde, à la transformation de la profession. L’ouvrage se présente en deux parties : l’une historique, décrivant la place du restaurateur vis-à-vis des collections nationales, l’autre répertoriant les praticiens qui se réclament de cette profession. Chaque fiche biographique décline ses liens familiaux, ses principales interventions, ses méthodes de travail, ses collaborations et ses écrits éventuels. Elle précise également les sources d’archives, la bibliographie et présente une iconographie sélective : portraits, signatures, en-têtes, cachets, œuvres…

Biographie des auteurs

Nathalie Volle, conservateur général honoraire du patrimoine, a dirigé le Service de restauration des peintures des musées nationaux. Au Centre de recherche et restauration des musées de France (C2RMF), elle a assuré la direction de grands chantiers et a enseigné l’histoire de la restauration à l’Ecole du Louvre. Pensionnaire à l’Institut national d’histoire de l’art (INHA), elle a été chargée d’achever et de mettre en ligne le répertoire des quelque 14 000 tableaux italiens des collections publiques françaises.

Béatrice Lauwick, conservateur en chef du patrimoine, chargée de mission au département des Peintures du Louvre, a travaillé au Centre de recherche et de restauration des musées de France, en particulier sur l’histoire matérielle des oeuvres d’art. Elle a publié et enseigné à l’Ecole du Louvre sur l’histoire de la restauration dans le domaine du mobilier, puis des peintures murales et de chevalet.

Isabelle Cabillic, conservateur du patrimoine au Service des musées de France, a été responsable de l’atelier de restauration des peintures à Versailles, au Centre de recherche et de restauration des musées de France. Spécialisée dans l’histoire de la restauration des peintures au XXe siècle. et auteur de plusieurs publications sur ce sujet, elle a encadré de nombreux travaux d’étudiants à l’Ecole du Louvre.

L’ouvrage vient de paraître. Il peut être commandé au prix de 80€ sur le site de l’éditeur Mare et Martin.
Les auteurs feront une conférence dans le cadre des midis du Louvre, le 5 novembre prochain, pour présenter cet ouvrage, de sa genèse à sa réalisation.


Rencontre professionnelle
« Patrimoine en béton – Enjeux et innovations »

Le mercredi 21 octobre 2020
de 14h à 18h15

En direct de l’hémicycle du Conseil économique social et environnemental (CESE) – Palais d’Iéna
9 Place d’Iéna – 75016 Paris

L’évolution de l’épidémie de la COVID 19 impose une réorganisation de la rencontre prévue au Palais d’Iéna, qui ne pourra plus être assurée en présentiel.
Cependant, le comité d’organisation souhaite maintenir ce moment d’échange et d’information et vous propose une version interactive en Facebook-live avec l’ensemble des intervenants en direct de l’hémicycle du CESE.  

Pour rejoindre l’évènement, il vous suffira de cliquer sur le lien suivant : https://fr-fr.facebook.com/LRMHofficiel/ 

Vous pourrez poster vos commentaires et vos questions, via le chat durant toute la durée de la conférence et vos interventions viendront animer la table ronde finale à partir de 17h30.

Une vidéo de la conférence sera ensuite disponible sur internet.

Merci de ne pas vous déplacer sur le lieu de la rencontre, nous ne pourrons malheureusement pas vous autoriser l’accès au site.

Pour plus d’informations, vous pouvez contacter le Pôle béton / Laboratoire de Recherche des Monuments Historiques – LRMH par courriel : mirah.rakarabo@culture.gouv.fr


Programme du mercredi 21 octobre 2020

14h – 14h30 : Introductions institutionnelles

  • Accueil et présentation du CESE : Mme Marie-Claire Martel (Membre du bureau du CESE)
  • Présentation du LRMH : Mme Aline Magnien (Directrice du LRMH)
  • Présentation de Bouygues Construction et collaboration avec le LRMH : Mme Marie-Luce Godinot (Directrice générale adjointe, en charge des Systèmes d’Information, de la Transformation Numérique, de l’Innovation et du Développement Durable)
  • Remise du 1er prix de l’American Concrete Institute Excellence in Concrete Construction Awards dans la catégorie repair and restoration, pour la restauration des façades du palais d’Iéna : M. Nicolas Weber (Directeur Général de PierreNoel) et M. François Toutlemonde (Président du chapitre ACI de Paris)

14h30 – 15h00 : Auguste Perret et l’architecture en béton : Mme Ana Bela de Araujo (Maître de conférence, ENSA Marseille)

15h00 – 16h00 : Monuments historiques en béton

  • Enjeux de la conservation des monuments historiques en béton : M. Benjamin Mouton (Architecte en chef des Monuments Historiques et Vice-président d’ICOMOS)
  • Inventaire, pathologies et diagnostic : Mme Elisabeth Marie-Victoire (Responsable du pôle béton du LRMH)

16h00 – 17h00 : « Lames orphelines » – une technologie innovante

  • Présentation du brevet : M. Christian Crémona (Directeur technique et R&D – Bouygues Construction & Bouygues Travaux Publics)
  • Principaux résultats du projet de recherche du CPP « Lames orphelines » : Mme Myriam Bouichou (Ingénieure de recherche du pôle béton du LRMH), M. Mahdi Khadra (Ingénieur du CPP)

17h00 – 17h30 : La restauration du Palais d’Iéna : M. Arnaud de Saint-Jouan (Architecte en Chef des Monuments historiques), M. Nicolas Horiot (Architecte) et M. Didier Durand (Conseiller du Président Directeur Général de PierreNoel)

17h30 – 18h00 : Questions-réponses : modérateur M. Thierry Zimmer (Directeur adjoint du LRMH)

18h00 – 18h15 : Conclusions : M. Jean-Michel Loyer-Hascoët (Adjoint au directeur général des patrimoines, chargé du patrimoine)


Présentation du colloque

Dès le lendemain du sinistre qui a durement frappé la cathédrale, de nombreux chercheurs se sont manifestés pour mettre leurs connaissances et leurs compétences au service de l’édifice et du chantier de restauration qui s’annonçait. Trois jours à peine après la catastrophe une majorité d’entre eux a décidé de se constituer en « Association des scientifiques au service de Notre-Dame de Paris », laquelle a très rapidement rassemblé plus de 250 chercheurs, historiens de l’art, historiens, archéologues, anthropologues, informaticiens, sociologues, paléoanthropologues, physiciens, chimistes, etc.

C’est dans ce contexte, pour accompagner cet élan et organiser la vaste activité de recherche qui s’annonçait que le CNRS, bientôt rejoint par le ministère de la Culture auquel le lie depuis 1992 un accord cadre, ont souhaité prendre l’initiative de coordonner les travaux scientifiques qui pourront être menés durant le chantier de restauration, et au-delà, en missionnant à cet effet une équipe de coordination.

Il s’agit tout à la fois d’une recherche « pour » Notre-Dame, susceptible d’apporter des informations précieuses, rapidement mobilisables par les différents acteurs en charge de restaurer la cathédrale, mais aussi d’une recherche « sur » Notre-Dame, saisissant l’opportunité de cet événement hautement traumatique pour en faire positivement une occasion d’approfondir et de renouveler les connaissances sur l’édifice, son histoire et son environnement, et, plus largement, sur les cathédrales et sur le patrimoine.

Des groupes de travail thématiques ont été mis en place, associant chercheurs du CNRS, du ministère de la Culture, de l’université mais aussi des chercheurs étrangers, constituant autant d’« ateliers » travaillant dans un esprit d’ouverture et d’interdisciplinarité. Ils sont aujourd’hui au nombre de huit (Bois, Pierre, Métal, Structure, Vitrail, Acoustique, Ethnologie du patrimoine, Numérique).

En contact permanent avec la maîtrise d’œuvre et la maîtrise d’ouvrage de manière à se coordonner au mieux avec les impératifs du chantier de restauration, ils déterminent et structurent les très nombreuses thématiques qui, à court, moyen et long terme, pourront faire l’objet de programmes de recherche, tant au niveau national qu’aux niveaux européen et international. Ce sont à la fois les objectifs de ces recherches et les premiers résultats qui seront évoqués au cours de ces journées scientifiques.

Informations pratiques

La journée d’étude se déroulera à l’Inp – Auditorium de la galerie Colbert – 2 rue Vivienne – 75002 Paris, les 19 et 20 octobre 2020.

Inscription avant le 30 septembre : https://miti.cnrs.fr/colloque/action-transverse-miti-chantier-scientifique-notre-dame/


Le colloque prévu pour célébrer les 50 ans du Laboratoire de Recherche des Monuments Historiques, Service à Compétence Nationale du Ministère de la Culture, est reporté à l’automne 2021 : https://lrmh50ans.sciencesconf.org/

En attendant, le LRMH s’expose sur les grilles du Conservatoire national des arts et métiers (Cnam), à l’angle de la rue Saint-Martin et de la rue Réaumur :
Œuvres classées Monument Historique, gestes techniques et images scientifiques illustrent les différents aspects du métier de scientifique au service de la conservation du patrimoine.